Le colonel commandant et le capitaine-adjudant représentaient la Branche des C & É et ses services fondateurs lors des commémorations du Jour J en France.

Jeudi, le 6 juin 2019

Le brigadier-général Kevin O’Keefe (à la retraite) et le major Blair Christie ont assisté à la commémoration du Jour J à Juno Beach parmi les milliers de participants français et canadiens ainsi que les anciens combattants canadiens qui ont débarqué sur la plage il y a 75 ans le 6 juin 1944.

Nous avons eu l’honneur de rencontrer Hugh Patterson; un signaleur dont la campagne visant à percer la « forteresse Europe » et à libérer la France du Reich millénaire a débuté à Juno Beach. Le colonel commandant s’est entretenu avec autant d’anciens combattants que possible, les remerciant – au nom de notre famille des C & É – pour leur vaillance, bravoure et grand courage face à des obstacles énormes.

 

 

 

 

 

 


Le Bgén O’Keefe a également découvert un monument portant le nom de son père. John Francis O’Keefe était sapeur au sein du Corps royal du génie canadien qui a débarqué à Juno Beach et s’est battu dans la province de Normandie.

 

 

Le lendemain, nous avons assisté à trois autres cérémonies, dont un service émouvant au cimetière canadien de la Guerre de Bretteville-sur-Laize. Là, les restes d’un soldat de la Seconde Guerre mondiale – retrouvé et identifié il y a quelque temps – ont été enterrés au cimetière près de sa pierre tombale aux côtés de membres de la famille étandue du soldat.

À la fin de la cérémonie, nous avons trouvé côte à côte trois pierres tombales: tous des transmetteurs décédés au service du Canada le même jour: le mardi 08 août 1944…

• Caporal J.A. Snider, 20 ans
• Caporal A.A. Zillinsky, 31 ans
• Signaleur A.S. MacArtney, âge inconnu

 

 

 

 

Ce soir-là, nous avons visité l’infâme Abbaye d’Ardenne; une église près du canton de Caen, en France, où vingt soldats canadiens de la Nouvelle-Écosse ont été capturés et exécutés par les nazis. Lors d’une cérémonie organisée ce soir-là, des membres d’une famille française ont raconté leur découverte du massacre et leurs efforts, au fil des générations, pour prendre soin des lieux de sépulture des Canadiens et faire en sorte que leur héritage reste à jamais gravé dans nos mémoires.

 

 

À la fin du voyage, nous avons visité des sites sacrés de la Première Guerre mondiale. Le premier fut Beaumont Hamel où, le 1er juillet 1916, les hommes du Régiment de Terre Neuve chargèrent les tranchées allemandes et faillirent perdre une génération entière de leurs fils lors de la bataille qui s’ensuivit. Le Régiment de Terre Neuve avait presque été anéanti. Lorsque l’appel a été lancé après la bataille, seuls 68 hommes ont répondu: 324 ont été tués, portés disparus ou présumés morts. 386 autres ont été blessés. Enfin, nous avons visité la crête de Vimy, l’un des monuments les plus puissants et les plus sombres de la campagne française, où il demeure vigilant face à la bataille qui a porté un coup dur à l’armée allemande et propulsé le Canada au rang de la nation. Sa base porte les noms de plus de 11 000 soldats canadiens: fils du Canada dont les corps n’ont jamais été retrouvés.