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Histoire - CE Association

Histoire

La Branche des communications et de l’électronique (Branche des C et E), qui est responsable de tous les aspects des communications et de l’électronique dans les Forces canadiennes, compte plusieurs membres fondateurs, soit le Corps royal canadien des transmissions, la Branche des télécommunications de l’Aviation royale du Canada, la Branche de la recherche en communication de la Marine royale du Canada et certains éléments du Corps du génie électrique et mécanique royal canadien.

On doit la création d’une force professionnelle expressément formée pour gérer les communications militaires au major Matthew Wallace Bruce Carruthers, natif de Kingston et héros de la guerre des Boers en Afrique du Sud (1899 – 1902). Le Maj Carruthers avait remarqué que les lacunes en matière de communications avaient grandement limité l’efficacité des forces de l’Empire britannique durant cette guerre, d’où l’importance vitale des communications sur le champ de bataille. En effet, pour les commandants, la capacité de transmettre des ordres à leurs subordonnés et de recevoir d’eux des renseignements sur leur situation et sur l’ennemi est fondamentale à la victoire sur le champ de bataille. De même, pour les soldats sur la ligne de front, de bonnes communications sont importantes pour assurer le ravitaillement, l’aide médicale, les renforts et le soutien de l’artillerie et de la cavalerie au besoin.

De retour au Canada, le Maj Carruthers (capitaine à l’époque) fait une présentation devant les membres du club du Collège militaire royal (CMR) à Kingston. Son exposé est publié sous le titre « Methods of Communicating and Signalling in the Field » (méthodes de communication et de transmission en campagne). Dans son article, le Capt Carruthers proposait l’établissement d’un corps de transmission spécialisé en vue d’uniformiser les procédures de communication entre les unités de l’armée canadienne. Sa proposition est acceptée, et le 24 octobre 1903, l’Ordre général 167 autorise la formation du « Canadian Signal Corps (Milice) » le premier corps de transmissions indépendant organisé de l’Empire britannique. Le corps d’origine a assumé la responsabilité des communications de concert avec le Corps du génie royal canadien jusqu’en 1919.

C’est pendant la Première Guerre mondiale que sont mis au point « l’éclateur à étincelles » (ancêtre du télégraphe sans fil), les câbles téléphoniques enfouis et les fusées à message, qui s’ajoutent aux estafettes en motocyclette, aux chiens messagers et aux pigeons voyageurs ainsi qu’aux bons vieux fanions et aux bonnes vieilles lampes.

En 1923, l’ouverture des stations de radio des communautés minières du Yukon à Mayo Landing et à Dawson City annonce la mise sur pied du Réseau radiophonique des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. Grâce à ce réseau, les sociétés minières, les aéronefs, les postes de traite et les prospecteurs peuvent recevoir des communications radio fiables. Les bulletins météorologiques que diffuse le réseau serviront de fondement aux prévisions nationales de l’Observatoire fédéral jusqu’en 1957, année à partir de laquelle les 28 stations du système sont progressivement transférées au Département fédéral des transports. Lorsque le courrier aérien est offert pour la première fois à la population canadienne, en 1927, on confie au Corps royal canadien des transmissions la responsabilité d’un système national de radiophares, nécessaire pour guider les avions de la poste aérienne. Au début de l’année 1932, des signaleurs aident la Gendarmerie royale du Canada dans sa poursuite du « trappeur fou de Rat River ». Cette aventure de 53 jours a immédiatement suscité l’intérêt des Canadiens. Ceux-ci sont demeurés rivés à leur poste radio pour écouter le reportage en direct de cette chasse à l’homme qui se déroulait dans le Grand Nord canadien.

La Seconde Guerre mondiale provoque une augmentation considérable de la taille et de la portée des opérations de communication du Corps royal canadien des transmissions et des opérations de télécommunications et de radar de l’Aviation royale canadienne. Des centaines de signaleurs qualifiés servent dans les unités de transmissions des bases et bien d’autres servent en Afrique du Nord, à Hong Kong, en Australie et en Birmanie.

Les signaleurs sont aussi présents en Corée où ils sont affectés à un escadron de transmissions de la brigade et aux régiments d’infanterie et d’artillerie. Le tableau d’effectifs du temps de paix de la Air Force Signals Branch, qui en 1939 affichait six officiers et 75 hommes, voit le personnel des transmissions de l’ARC passer à plus de 20 000 membres. Ceux-ci utilisent de l’équipement de communication, des radios, des radars et du matériel de navigation à l’étranger et au Canada. Au début de la « Guerre froide », la Défense aérienne de l’Amérique du Nord (NORAD) devient un élément permanent de notre politique de défense. Les communicateurs de la Force aérienne gèrent et maintiennent plusieurs installations de radar multicouches qui permettent de contrôler et d’identifier les aéronefs qui sont présents dans l’espace aérien canadien et ceux qui le survolent.

Avant les années 1940, il n’y avait jamais eu plus de quelques milliers d’officiers et d’hommes servant en mer, sauf pendant la Première Guerre mondiale. Alors que l’histoire des communications navales remonte probablement à quelques centaines d’années, les méthodes de signalisation d’aujourd’hui sont relativement récentes, et les fanions, les sémaphores et les feux clignotants sont toujours utilisés. Au cours du dernier siècle, les communications navales sont passées à la télégraphie sans fil, à la radio sans fil, aux services internationaux de messagerie vocale et aux communications par satellite. Dans le nord du Canada principalement, un Réseau radio supplémentaire exploité par plus de 800 marins est établi par la composante des communications militaires de la Marine royale canadienne.

L’arrivée des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a une incidence considérable sur le personnel des communications. Dans presque toutes les opérations des Nations Unies, les communicateurs composent l’effectif d’un ou de deux détachements radio, voire de tout un régiment des transmissions. Les membres de la Branche des C et E fournissent des capacités de commandement et de contrôle, dont des cybercapacités, à toutes les opérations des FAC, nationales et internationales, y compris les plus récentes opérations en Bosnie-Herzégovine et en Afghanistan.

Avec la promulgation de la Loi sur la réorganisation des Forces canadiennes en 1968, les communicateurs de la Marine, de l’Armée et de la Force aérienne sont réunis. Depuis la fermeture des écoles d’instruction en service à la suite de l’intégration, c’est l’École des communications et de l’électronique des Forces canadiennes à Kingston (Ontario) qui devient responsable de l’instruction professionnelle militaire en communications. Elle l’est toujours.

Les hommes et les femmes de la famille des communications militaires, aidés par l’équipe civile de la Défense, exercent leurs fonctions partout au Canada et dans le monde entier à appui de l’ONU, de l’OTAN, de missions d’aide humanitaire et d’opérations de coalition. De concert avec nos partenaires en sciences et technologies de la défense, les communicateurs militaires assurent le fonctionnement et l’entretien de certaines pièces d’équipement de communication les plus sophistiquées et complexes en usage de nos jours.

Les communicateurs militaires sont fiers d’appliquer leur devise – Velox, Versutus, Vigilans – en faisant preuve de rapidité, de précision et de vigilance quand vient le temps de répondre aux besoins des Forces armées canadiennes d’aujourd’hui.

Photo Credit: C&E Museum Archives